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LES PLUS BEAUX OBJETS DU CIEL PROFOND

Bonjour à tous. Dans cet article, je vais vous présenter une liste des plus beaux objets du ciel profond. En revanche, cela est subjectif, peut-être que pour vous, certains objets que moi je trouve beaux ou impressionnants, vous ne seriez pas d’accord. Ainsi, je vous invite à partager en commentaire vos objets préférés du ciel.

M51 LA GALAXIE DU TOURBILLON POUR MOI UN DES PLUS BEAUX OBJET DU CIEL PROFOND

LES PLUS BEAUX OBJETS DU CIEL PROFOND
Image prise en janvier 2005 par le télescope spatial Hubble
LES PLUS BEAUX OBJETS DU CIEL PROFOND
La galaxie du Tourbillon vue par le télescope spatial Hubble en 2001

Pour commencer, je vous présente la galaxie M51, aussi connue comme la galaxie du Tourbillon, est un couple de galaxie. Une galaxie spirale régulière et une galaxie naine irrégulière composent ce couple de galaxie.

NGC 1300, une galaxie spirale barrée

LES PLUS BEAUX OBJETS DU CIEL PROFOND
la galaxie NGC 1300 par le télescope spatial Hubble

Cette galaxie est une galaxie spirale barrée. Elle se situe à environ 72 millions d’années lumière.

En outre, la haute résolution des photos prises par Hubble permet de voir une multitude de détails, dont certains n’avaient jamais été observés, dans les bras, le disque, le bulbe et le noyau de la galaxie. Par exemple, on peut y voir des supergéantes bleues et rouges. ainsi que des amas d’étoiles et des régions rosâtres de formation d’étoiles.

LA NEBULEUSE D’ORION, UN DES OBJETS DU CIEL PROFOND LE PLUS FACILE A OBSERVER

LES PLUS BEAUX OBJETS DU CIEL PROFOND
La nébuleuse d’Orion par le télescope spatial Hubble

La nébuleuse d’Orion, aussi connue sous le matricule de M42 ou NGC 1976, est un nuage diffus qui brille en émission et en réflexion au cœur de la constellation du même nom. Elle se situe à environ 1340 années-lumières. De plus, la nébuleuse d’Orion est l’un des objets célestes les plus faciles à observer. En effet, avec une magnitude apparente de 4, elle est visible à l’œil nu, si il n’y a aucune pollution lumineuse. En outre, La nébuleuse d’Orion, fait partie d’un ensemble encore plus vaste, Le Nuage d’Orion, où se situe aussi la fameuse Nébuleuse de la Tête de Cheval.

Nébuleuse de la Tête de Cheval L’image est un mosaïque d’images prises avec cinq filtres différents, rouge standard – vert – bleu avec des détails renforcés avec des données à bande étroite d’hydrogène-alpha (Hα) et O III. La Hα était un mappé de couleur rouge et l’O III Teal. C’est une image représentative de couleur composée par plus de 900 minutes de temps d’exposition]].

LES PLEIADES

LES PLUS BEAUX OBJETS DU CIEL PROFOND
Les pléiades vues par l’observatoire du mont Palomar

Pour conclure, le dernier objet que je vous présente dans cet article, c’est les Pléiades, ou amas M45. En premier lieu, c’est un amas ouvert d’étoiles. L’amas contient environ 3000 étoiles. Cette amas s’observe depuis les deux hémisphères, dans la constellation du Taureau. On estime la distance des Pléiades à environ 440 années-lumière de la Terre.

LA MISSION GAÏA : CLAP DE FIN POUR LA MISSION

Tout d’abord je voulais vous souhaiter une bonne année 2021. Ceci fait, Pour célébrer la nouvelle année, je vous fais un petit article sur la fin de la mission Gaïa. La fin de la mission a eu lieu ce 31 décembre 2020. Je prévois d’ailleurs un article plus détaillé d’ici quelque temps. Article qui reviendra plus en détail sur la mission Gaïa, ainsi que sur son illustre prédécesseur, le satellite Hipparcos.

Mais rassurez-vous. L’ESA a annoncé le 1ᵉʳ octobre 2020 une nouvelle prolongation de la mission Gaïa. Cette nouvelle prolongation, repousse la fin de la mission au 31 décembre 2022.

En attendant, vous pouvez toujours aller lire le dernier article du blog consacré aux missions martiennes ici.

CLAP DE FIN POUR LA MISSION GAÏA
Maquette de Gaïa au salon du Bourget 2013

PRÉSENTATION DE LA MISSION GAÏA

En ce qui concerne le spatial, la fin de l’année, a ainsi signé la fin de la mission pour la mission Gaïa. Ainsi, c’est le 19 décembre que la mission s’est envolée du plancher des vaches. Elle avait comme objectif, de se mettre en orbite autour du point de Lagrange L2 du système Terre/Soleil.

LA MISSION GAÏA : CLAP DE FIN POUR LA MISSION
Gaïa orbite autour du point de Lagrange L2 qui se déplace avec la Terre autour du Soleil.


Sa mission opérationnel a débuté en juillet 2014, pour une durée initiale de 5 ans. Finalement, fin 2017 le comité scientifique de l’Agence spatiale européenne donne son accord pour le prolongement de la mission Gaïa de 18 mois entre le 25 juillet 2019 et le 31 décembre 2020.

La mission Gaïa, est une mission spatiale astrométrique. C’est la seconde mission d’astrométrie de l’ESA. La première, était la mission Hipparcos, qui à démarrer en 1989, et a fini en 1997. La mission Gaïa mesure la position, la distance et le mouvement des étoiles, grâce à la parallaxe.

L’ESA a retenu le projet en 2000. Le projet est une des mission du programme Horizon 2000+ de l’ESA.

La mission Gaïa, a mesuré la parallaxe de plus d’un milliard d’objets. Gaïa a pour objectif de mesurer les caractéristiques de plus d’un milliard d’objets célestes, (étoiles, astéroïdes, galaxies, etc.). Et cela jusqu’à la magnitude 20. Pour rappel, plus la magnitude apparente d’un objet est grande, moins cet objet est lumineux. Par exemple, dans un ciel excellent, sans pollution lumineuse, l’œil humain ne peut pas voir d’objets qui ont une magnitude supérieur à 6.

OBJECTIFS SCIENTIFIQUES DE LA MISSION

Ainsi, avec les données récoltées pendant la phase opérationnelle, Gaïa devrait contribuer significativement à plusieurs disciplines de recherche fondamentale.

Enfin, au cours de la mission, l’ESA a publiée plusieurs catalogues synthétisant les résultats obtenues grâce aux données collectées.

Pour commencer, plusieurs catalogues ont vu le jour, grâce aux données récoltées. Premièrement, le premier catalogue en septembre 2016, la seconde version en avril 2018. Enfin l’ESA va publier une troisième version pour le premier semestre 2022.

POUR ALLEZ PLUS LOIN

Enfin, pour allez plus loin, vous pouvez allez voir ces liens

https://www.esa.int/Space_in_Member_States/France

https://www.esa.int/Enabling_Support/Operations/Gaia_operations

MISSIONS MARTIENNES APRÈS VIKING

Le rover Sojourner le premier rover à avoir foulé le sol martien

INTRODUCTION

Bonjour à tous. Si vous vous souvenez, il y a quelque temps déjà, j’avais fait un premier article sur les différentes missions martiennes accessible ici. Dans ce précédent article, je m’étais arrêté aux missions du programme Viking des USA.

Ainsi, dans cet article, je vous parlerai d’un sujet tout aussi intéressent. En effet, dans cet article, je reviendrai sur les missions martiennes après Viking, jusqu’à la fin des années 90. Au début je voulais faire un seul article. Cet Article aurait couvert la période qui va des premières missions martiennes qui suivent les missions Vikings, et jusqu’aux missions martiennes actuelles. Cependant, en préparant cet article, et en commençant les recherches, je me suis très vite aperçu que cela aurait été trop long et trop dense comme article. J’ai donc décidé de découper cet article en plusieurs articles. Tout cela afin de pouvoir aller plus en détail dans les missions martiennes que je vais aborder ici. Nous verrons en outre dans cet article, qu’après la réussite des missions martiennes Viking, il faudra attendre 20 ans avant de revoir des missions martiennes couronnées de succès.

LES MISSIONS MARTIENNES APRÈS VIKING

Après les missions martiennes Viking 1 et 2, on assiste à une période de 20 ans sans nouvelles missions américaine sur le sol martien. En premier lieu, les scientifiques à l’origine du programme Viking espèrent d’autres missions plus ambitieuses. Mais les gestionnaires de la NASA, misent avant tout sur l’objectif de la maitrise de l’orbite terrestre. Ils sont en rivalité avec l’URSS sur ces objectifs. Premièrement, L’URSS a démontré sa maitrise du séjour de longue durée en orbite basse avec ses stations spatiales.

Pour commencer, l’URSS montre avec son programme de station spatiale Saliout, sa maitrise dans le domaine Les USA, eux, enverront la station Skylab. Je ferais peut-être un article sur le sujet. Néanmoins, vous pouvez visionner ces excellentes vidéos sur ce sujet sur la chaine du Youtubeur StarDust. Vidéo sur la station Skylab. Vidéo sur les stations Saliout/Almaz. En outre, il ne faut pas oublier non plus que c’est à cette époque que la NASA développait la Navette Spatiale.

Le développement de la Navette Spatiale draine alors une grande partie du budget de la NASA. En outre, la NASA avait vu son budget fortement diminué après la fin de la course à lune. Par ailleurs, j’en parle dans cet article au sujet du pourquoi ne sommes-nous jamais retournés sur la lune ?

LES MISSIONS MARTIENNES SOVIÉTIQUE PHOBOS (1988)

LES MISSIONS MARTIENNES APRÈS VIKING
Vue d’artiste de la sonde Phobos 2

Néanmoins, les Soviétiques eux, s’intéressent à nouveau à Mars. Cette fois, le principal objet d’étude n’est pas la planète, mais son satellite Phobos. Tout d’abord, le lancement de la sonde Phobos 1 est effectué le 7 juillet 1988. Enfin, le lancement de Phobos 2, est lui effectué le 12 juillet 1988.

Cependant, suite à une erreur humaine, la sonde Phobos 1 cesse d’émettre le 2 septembre 1988. Le 27 mars 1989, les communications sont avec la sonde Phobos 2, alors qu’elle était à seulement 50 mètres de son objectif. On estime aujourd’hui que ce sont des particules émises lors d’une éruption solaire, qui sont à l’origine du dysfonctionnement.

L’ÉCHEC DE LA MISSION MARTIENNE MARS OBSERVER – USA (1992)

Vue d’artiste de Mars Observer.

Dix-sept ans c’est le temps nécessaire pour dépouiller les données envoyées par les sondes Vikings. C’est donc en 1992 que la NASA décide de retourner vers Mars. Ainsi, elle lance Mars Observer le 25 septembre 1992. Mais le 21 août 1993, soit trois jours avant l’insertion en orbite martienne, le contact avec la sonde fut perdu. L’échec de cette mission entraîne une révision complète de la stratégie américaine d’exploration du système solaire. Ainsi, la NASA lancera désormais des sondes moins sophistiquées mais à budget serré. Dorénavant, l’objectif est de ne pas tout perdre en cas d’échec tout en permettant la réalisation d’un plus grand nombre de missions avec un cycle de développement raccourci.

L’ÉCHEC DE MARS 96 – RUSSIE (1996)

Mars 96 dans le bâtiment d’assemblage.

C’est un lanceur Proton qui lance la sonde du Cosmodrome de Baïkonour, le 16 novembre 1996. le Lancement de cette sonde, devait être a la base effectuée en 1994. Cependant, l’industrie spatiale russe rencontre des problèmes avec l’éclatement de l’URSS, le lancement fut repoussé.

Cette mission était très ambitieuse, avec une sonde de plus de 6 tonnes. Premièrement, elle embarquait plus de 500 kg de matériel scientifique. Elle devait mener une quarantaine d’expériences, préparées par une vingtaine de pays dont onze Européennes et deux Américaines. Mars 96 aurait du arrivé dans le système martien le 12 septembre 1997, soit 10 mois après son lancement.

Malheureusement, à cause d’un problème lors de la mise à feu du quatrième étage de la fusée, la sonde n’a pu quitter l’orbite terrestre. Finalement, elle s’est désintégré (après trois révolutions orbitales) dans les hautes couches de l’atmosphère. Le 17 novembre 1996, entre 0h45 et 01h30, la sonde s’est désintégrée dans une zone de 320 kilomètres sur 80 kilomètres, située entre l’océan Pacifique, le Chili et la Bolivie.

La sonde européenne Mars Express reprendra une partie des expériences en 2003.

MARS GLOBAL SURVEYOR – USA (1996) PREMIÈRE DES MISSIONS MARTIENNES APRÈS VIKING A ÊTRE UN SUCCÈS

MISSIONS MARTIENNES APRÈS VIKING
MGS en orbite autour de Mars (vue d’artiste).

La mission Mars Global Surveyor, est la première des missions martiennes des USA après le programme Viking à être un succès. C’est un lanceur Delta II qui envoie la sonde, depuis la base de Cap Canaveral en Floride. Enfin, après un transit d’environ 300 jours, la sonde arrive à proximité de Mars le 12 septembre 1997. elle se met alors en orbite autour de Mars avec une orbite fortement excentrique. Le périapse est de 262 km au-dessus de l’hémisphère nord. L’apoapse est situé à 54 026 km au-dessus de l’hémisphère sud.

L’objectif était que la sonde a une orbite héliosynchrone. Ce qui permet à la sonde de passer au-dessus de l’ensemble de la surface à la même heure solaire et donc dans des conditions d’éclairage identiques. Cependant, l’insertion sur une orbite héliocentrique autour de Mars d’un engin spatial en provenance de la Terre nécessite qu’il ralentisse de manière importante.

Pour éviter de devoir embarquer une quantité de carburant trop importante et pour limiter le poids de la sonde, la NASA a eu recours à l’aérofreinage de la sonde avec l’atmosphère martienne. Cette technique a déjà été expérimentée avec la sonde Magellan qui étudiait Vénus. Cette première sonde a été lancée le 4 mai 1989, par la navette Atlantis. La sonde signe aussi le renouveau du succès pour les missions martiennes des USA, 20 ans après le succès des sondes Viking.

LES RÉSULTATS SCIENTIFIQUES DE LA MISSION

Les résultats de la Mission sont très fructueux. Au cours de sa mission, a collecté et transmis environ 5 térabits de données et plus de 244 000 images. Ainsi, l’altimètre MOLA a permis de dresser une carte topographique de Mars exceptionnellement précise.

La sonde a aussi étudié le champ magnétique de Mars. Champ magnétique qui est bien plus faible que celui de la Terre. La sonde a aussi mis en évidence que la forme de Mars est ellipsoïde (légèrement aplati aux pôles), comme sur terre, dû à sa rotation sur elle-même. Cet aplatissement, a été mesuré à 20 km. Ainsi, à l’équateur, le rayon de la planète est de 3 396 km, et aux pôles de 3 376 km, soit une différence de 20 km. Sur terre, cette différence est de 22 km.

Une des découvertes les plus importantes, est la présence d’Hématite grise sur deux sites : dans la région de Terra Meridiani, près de l’équateur martien à 0° de longitude, et dans l’Aram Chaos, près de Valles Marineris. En effet, cette découverte a beaucoup intéressé les scientifiques, car cela constitue un indice de la présence d’eau liquide dans un passé lointain.

La sonde a aussi étudié l’atmosphère de Mars, ces calottes polaires. La sonde étudie aussi la variation de l’épaisseur de ces calottes polaires, dues à la sublimation, au transport et au dépôt de l’eau et du dioxyde de carbone sous l’effet des variations de température. La masse échangée entre la surface et l’atmosphère au gré des saisons représente une proportion remarquable de 50 milliardièmes de la masse totale de la planète et son impact sur le champ gravitationnel, ce qui a pu être mesuré.

ÉTUDE DES LUNES MARTIENNES

La sonde a aussi étudié les lunes de Mars, lors des survols de la lune Phobos réalisés au cours de la première année. Elle a aussi étudié la surface de Mars.

FIN DE LA MISSION

En 2006, ça fait déjà 10ans que la sonde Mars Global Surveyor est une orbite autour de Mars. La mission initiale, était à la base prévue pour une durée initiale de 5 ans. C’est à cette période qu’elle commence à montrer des signes de faiblesse. En effet, en juillet puis en aout de cette année, l’ordinateur principal, puis celui de secours, tombent temporairement en panne.

Néanmoins, la sonde spatiale dispose de suffisamment de carburant pour pouvoir continuer de fonctionner jusqu’au milieu des années 2010. Ainsi, la NASA décide donc de procéder à une prolongation de la mission. Pour commencer, le 2 novembre 2006, les opérateurs au sol envoient une instruction de routine pour modifier l’orientation des panneaux solaires afin de réduire leur échauffement. Mais, alors que la sonde spatiale devait reprendre contact deux heures plus tard, aucun signal n’est reçu sur Terre. Dans les jours qui suivent, toutes les tentatives de reprise de contact échouent. La caméra de la sonde spatiale MRO, qui est arrivé autour de Mars récemment, est utilisée pour tenter de prendre une photo de MGS afin de pouvoir réaliser un diagnostic visuel.

Des instructions sont envoyées en aveugle à MGS pour que l’orbiteur fasse passer ses communications par le rover Opportunity qui arpente le sol martien. Mais toutes ces tentatives de diagnostic et de dépannage échouent. Finalement, c’est le 28 janvier 2007, que la NASA officialise la perte de Mars Global Surveyor.

MARS PATHFINDER ET LE ROVER SOJOURNER – USA (1996)

MISSIONS MARTIENNES APRÈS VIKING
Pathfinder et Sojourner avant leur lancement en octobre 1996.

Mars pathfinder est une sonde spatiale de type atterrisseur. Elle est lancée le 4 décembre 1996, soit 1 mois après la sonde Mars Global Surveyor. L’engin spatial principal est avant tout un démonstrateur technologique. La mission, permet de valider le recours à une nouvelle technique d’atterrissage en douceur sur Mars utilisant des coussins gonflables et utilise pour la première fois sur Mars un rover, nommé Sojourner. Le nom du rover a été choisi en l’hommage de Sojourner Truth, une abolitionniste afro-américaine et militante pour le droit de vote des femmes, née de parents esclaves vers 1797, et morte le 26 novembre 1883.

Avant d’être lancée le 4 décembre, le lancement avait été reporté deux fois. Premièrement, le lancement a été reporté une première fois à cause du mauvais temps. Enfin, lors de la seconde tentative, une panne informatique, qui stoppe le compte à rebours, 4 minutes avant l’allumage des moteurs. Il a finalement lieu le 4 décembre 1996 à 06:58:07 UTC.

Cette mission, est la première des missions martiennes après Viking à atterrir sur Mars. Mars Pathfinder est la seconde mission du programme Discovery de la NASA. Ce programme rassemble des projets d’exploration du système solaire à faible coût. La première, était la mission NEAR Shoemaker, qui avait pour objectif de se mettre en orbite autour d’Eros, un des plus gros astéroïdes géocroiseurs. Cette première mission du programme Discovery a été achevée le 28 février 2001 avec succès.

RÉSULTATS DES MISSIONS MARTIENNES MARS PATHFINDER ET DE SOJOURNER

Au cours de la mission, 17 050 images, dont 550 provenant du rover ont été faites et transmises à la terre. Environ 8,5 millions de mesures de la pression atmosphérique, de la température et de la vitesse des vents martiens ont été effectuées. Le rover a parcouru une centaine de mètres et effectué 230 manœuvres, réalisant l’analyse chimique de seize roches et parcelles de sol différents. Le tout répartit sur une surface d’environ 250 m². La mission, qui avait une durée prévue de 7 jours, a duré 12 fois plus longtemps.

Sur un plan purement scientifique, le bilan de la mission qui se voulait avant tout une démonstration technologique est relativement maigre.

Néanmoins, cette mission a démontré l’intérêt des rovers pour l’exploration de la surface de Mars et ainsi, a ouvert la voie aux rovers futurs.

FIN DE LA MISSION

Après avoir étudié le site de Rock Garden, l’équipe projette envisage d’envoyer Sojourner beaucoup plus loin pour évaluer ses capacités et contribuer à la mise au point de la prochaine génération de rovers. Mais la recharge de la batterie de Mars Pathfinder se dégrade progressivement. Un dernier contact avec la sonde spatiale a lieu le 27 septembre 1997 à 10h 23 heure universelle.

Le 28 septembre la sonde spatiale ne répond plus. La raison exacte de l’arrêt des transmissions n’est pas certaine. C’est probablement dû à l’épuisement de la batterie durant la nuit qui aurait remis l’horloge interne à 0. Lorsque le jour revient et que l’énergie afflue de nouveau, l’ordinateur embarqué n’aurait pas pu situer la Terre et donc pointer l’antenne parabolique vers celle-ci. Une brève liaison est rétablie les 1ᵉʳ et 7 octobre mais sans qu’aucune donnée ne soit transmise. L’électronique devenant de plus en plus froide au fil des nuits. Il est probable qu’elle a cessé de fonctionner de jour au bout d’un certain temps. Les ingénieurs abandonnent le 10 mars 1998 les tentatives de prise de contact.

AUTRES SONDES MARTIENNES DES USA (1998 ET 1999)

Entre la fin 1998 et le début 1999, la NASA lance deux nouvelles sondes, Mars Climate Orbiter et Mars Polar Lander. Cependant, toutes les deux sont victimes de défaillances à trois mois d’intervalle avant d’avoir débuté la partie scientifique de leur mission. Face à cette série de défaillances, visiblement liées à sa nouvelle doctrine, la NASA suspend toutes les missions futures de son programme d’exploration martienne, notamment les sondes Mars Surveyor 2001 en voie d’achèvement.

LA SONDE NOZOMI – JAPON 1998

La sonde Nozomi, qui veut dire espoir en japonais est la première sonde spatiales japonaise à avoir été envoyée vers une autre planète. La sonde a décollé le 3 juillet 1998 du centre spatial de Uchinoura, situé au Japon. Elle a été lancée par une fusée M-V. Cependant, au cours de son transit vers Mars, elle perd une partie de son carburant à la suite du mauvais fonctionnement d’une valve. Ensuite, elle son électronique est endommagée par une tempête solaire.

Enfin, C’est en décembre 2003, que l’agence spatiale met fin à la mission. En effet, la sonde est incapable de manœuvrer pour se placer en orbite autour de Mars.

La sonde est la deuxième sonde interplanétaire du Japon. La première, était la sonde Suisei, qui avait décollé le 18 aout 1985, afin de survoler la comète de Halley. Cette première mission interplanétaire du Japon avait été couronné de succès.

CONCLUSION

Dans l’article que vous venez de lire, nous avons vu que même avec l’amélioration des techniques spatiales, les missions martiennes comportent toujours des risques d’échecs. Dans le prochain article, nous aborderons les missions martiennes des années 2000 à 2010. En outre, nous verrons que même pendant cette période, outre les missions martiennes qui ont été un succès, certaines missions martiennes ont essuyé des échecs cuisant.

LE PREMIER ARTICLE SUR LES MISSIONS MARTIENNES

Les sondes Martiennes

LES TÉLESCOPES GÉANTS

OverWhelmingly Large Telescope (vue d’artiste)

INTRODUCTION

La décennie 2020 sera la décennie des télescopes géants…

A l’heure où j’écris ces lignes, de nombreux télescopes dans le monde sont installés dans des observatoires à travers le monde. En premier lieu, certains de ces télescopes, sont de tailles modestes. Cependant, d’autres ont des tailles bien plus imposantes. Ainsi, nous verrons plus bas dans cet article que pour les prochaines années, les astronomes ont des projets de télescopes bien plus grands et plus imposants encore.

UN PEU D’HISTOIRE

Les lunettes de Galilée au Musée Galilée de Florence

Galilée et les premières lunette astronomiques

Pour commencer, pour beaucoup de personnes, la première lunette a été inventée par Galilée en 1609. Pourtant, ce n’est pas le cas. En réalité, Galilée n’est pas le premier à avoir eu l’idée de créer une lunette. En fait, les premiers exemplaires explicitement décrits viendraient d’Italie, aux alentours de 1590. Toutefois, En 1609, Galilée reçu une lettre de Paris de Jacques Badovere, l’un de ses anciens étudiants. Dans cette lettre, il lui confirme une rumeur insistante : l’existence d’une longue-vue conçue par l’opticien hollandais Hans Lippershey en 1608.

Cette lunette permettrait de voir les objets éloignés. En revanche, il décida de construire sa propre version. Il a donc construit sa propre version de la lunette, tout en améliorant cette lunette simple en appliquant des principes élémentaires d’optique. Ainsi, il la transforme en lunette astronomique. C’est ainsi qu’il envisage avec cette lunette, d’observer les étoiles invisibles à l’œil nu. Pour conclure, son instrument déforme toujours sensiblement les objets. Néanmoins sa lunette grossit surtout de manière linéaire jusqu’à trente fois. Alors que la lunette originale, elle, grossissait seulement sept fois, et avec d’énormes aberrations optiques.

Newton et les télescopes

Réplique du téléscope d’Isaac Newton au musée Whipple d’histoire des sciences de Cambridge.

En premier lieu, et contrairement aux lunettes, qui utilisent des lentilles, les télescopes eux, utilisent des miroirs. Ainsi c’est en 1663, que l’écossais James Gregory fut le premier à décrire le principe du télescope à miroir. Enfin, c’est trois ans plus tard, en 1666, que Isaac Newton mit en pratique le principe en 1666 en utilisant un miroir concave. Par ailleurs, de nos jours, les télescopes dits de Newton sont des télescopes qui fonctionnent sur le même principe que celui crée par Isaac Newton à cette époque.

LES GRANDS TÉLESCOPES ACTUELLEMENT EN SERVICE MAIS QUI FERONT PALE FIGURE PAR RAPPORT AUX TÉLESCOPES GÉANTS FUTURS

Depuis Galilée et newton, il faut dire que le matériel et les technologies des télescopes des lunettes, ont énormément évoluées surtout en terme de diamètre et de qualité optique. En effet, déjà entre 1785 et 1789, William Herschel, aidė sa sœur, construisit le Télescope de 40 pieds. Ce télescope a un diamètre de 1,2 mètre de diamètre avec une longueur focale de 12 mètres, soit 39,4 pieds d’où le nom de télescope de 40 pieds. Il est le plus grand télescope du monde pendant 50 ans. C’est d’ailleurs avec ce télescope que William Herschel a découvert en 1789 Encelade et Mimas, respectivement les sixième et septième satellites naturels de Saturne. De plus, William Herschel, avait déjà en 1781 découvert la planète Uranus avec un autre télescope de sa conception.

LES TÉLESCOPES GÉANTS
Gravure représentant le télescope de 40 pieds de focale d’Herschel.

A l’heure actuelle, les deux plus grand télescope en service, sont le Gran Telescopio Canarias avec un diamètre de 10,4 mètres et les deux télescopes Keck de 9.8 mètres de diamètre chacun.

Le Gran Telescopio Canarias est situé à l’observatoire du Roque de los Muchachos, à 2 396 mètres d’altitude, sur l’île de La Palma dans les Îles Canaries. Le télescope a été mis en service le 13 juillet 2007.

Les télescopes Keck 1 et Keck 2 sont situés tous les deux à l’observatoire W. M. Keck. L’observatoire W. M. Keck, fait partie d’un ensemble d’observatoires situé sur le Mauna Kea, a 4145 mètre d’altitude, qui est un ensemble d’observatoires astronomiques indépendants, comptant les télescopes parmi les plus grands et les plus puissants du monde et situés au sommet du volcan Mauna Kea sur l’île d’Hawaï.

LES TÉLESCOPES GÉANTS
Gran Telescopio Canarias 2006
LES TÉLESCOPES GÉANTS
Les deux télescopes Keck sur le Mauna Kea, à Hawaii

LES TÉLESCOPES GÉANTS EN PROJET

Actuellement, il y a des trois projets de télescopes géants.

Il y a le Télescope Géant Européen – Extremely Large Telescope ou ELT, d’un diamètre de 39 mètres, qui devrait être mis en service en 2025. C’est l’observatoire européen austal (ESO) qui a la gestion de ce télescope. L’ESO, gère aussi le Very Large Telescope (VLT). Il sera installé sur le Cerro Armazones, une montagne de la cordillère de la Costa dans le Désert d’Atacama, au Chili. Il sera le plus grand des trois télescopes géants et le plus grand télescope du monde.

LES TÉLESCOPES GÉANTS
Vue d’artiste du Télescope géant européen

Il y a aussi le Télescope de Trente Mètres – Thirty Meter Telescope ou TMT, qui devrait être construit sur le Mauna Kea, volcan situé sur l’archipel-Etat d’Hawaï, où il y a déjà plusieurs autres télescopes dont j’ai déjà parlé plus haut dans cette article. C’est le TMT Observatory qui aura la gestion de l’observatoire.

LES TÉLESCOPES GÉANTS
Vue d’artiste du projet du TMT.

Le troisième télescope, est le Télescope Géant Magellan – Giant Magellan Telescope, en abrégé GMT. Ce télescope sera constitué de sept miroirs primaires de 8,4 m de diamètre, avec la résolution spatiale d’un miroir primaire de 24,5 m de diamètre et une surface collectrice équivalente à celle d’un miroir de 21,4 m. Il sera installé à l’Observatoire de Las Campanas, au chili, où il y a déjà les deux télescopes Magellan d’un diamètre de 6m chacun. La mise en service du télescope est prévu pour 2029.

LES TÉLESCOPES GÉANTS
vue d’artiste du Télescope Géant Magellan

LES PROJETS DE TÉLESCOPES GÉANTS ABANDONNES

Au début, avant le projet du Télescope Géant Européen – Extremely Large Telescope ou ELT, dans le projet initial, il était question d’un télescope d’un diamètre de 100 mètres. C’était le Télescope Extrêmement Grand – Overwhelmingly Large Telescope ou OLT. Finalement, en 2006, le projet est revu a la baisse, et c’est le Télescope géant européen (ELT), ayant un miroir de 39,3 mètres de diamètre dont j’ai parlé plus haut qui sera retenu. En effet, les problèmes techniques et les risques de dérive budgétaire ont été estimés comme étant bien moindres.

POUR ALLEZ PLUS LOIN

Pour allez plus loin, je vous conseille cette série de vidéos du Youtubeur Astronogeek sur un autre télescope un construction. Cest le télescope LSST, Large Synoptic Survey Telescope, en français Grand Télescope d’étude synoptique, renommé depuis Observatoire Vera-C.-Rubin, en hommage à Vera Rubin, une astronome américaine principalement connue pour son étude sur la vitesse de rotation des étoiles dans les galaxies spirales qui consolida l’hypothèse de la présence de matière noire dans la périphérie des galaxies, qui est décédée le 25 décembre 2016, à l’âge de 88 ans.

Vous pouvez aussi suivre le Twitter de l’ESO à cette adresse

Jetez un coup d’œil à ESO (@ESO) : https://twitter.com/ESO?s=09

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Vera Rubin

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Vera_Rubin

D’AUTRES ARTICLES QUI POURRAIT VOUS INTÉRESSER

https://scienceastro.fr/les-sondes-martiennes/

Comment la vie est apparu

Illustration de la panspermie.

Comment la vie est apparu sur Terre ? D’où vient la vie ? deux questions qui passionnent des générations de scientifiques et cela depuis des temps très anciens. Outres les différentes cosmogonies des différentes religions qui ont toutes leurs mythes des origines. Depuis l’antiquité, les scientifiques essayent de répondre à cette question passionnante.

La génération spontanée, la première théorie qui tente de répondre à comment la vie est apparu sur Terre

Dès l’antiquité, Aristote a théorisé l’apparition de la vie par ce que l’on appel la génération spontanée. Cette théorie explique que la nature peut s’organiser, et peut créer d’elle même des formes de vies. Cette théorie, qui avait été synthétisée par Aristote, était aussi soutenue par Descartes. Tout d’abord, la théorie été invalidée expérimentalement par Francesco Redi, en 1668. Enfin, par le naturaliste Lazzaro Spallanzani en 1765. Elle a aussi été réfutée par Pasteur à l’aide de son expérience dite des ballons à col de cygne.

Comment la vie est apparu
Schéma de la bouteille à col de cygne utilisée dans les expériences de Pasteur pour réfuter la génération spontanée.

Comment est apparu le vie sur terre ? La panspermie, la vie qui vient des étoiles

Outre la théorie de la génération spontanée, il y a aussi la théorie de la panspermie. La théorie de la panspermie, explique comment les briques élémentaires du vivant ont été apportés sur terre. Tout ça grâce aux différents astéroïdes et comètes écrasés sur Terre. Par exemple durant le Grand Bombardement Tardif.

Comment la vie est apparu
Illustration de la panspermie

Les débuts de la théorie de la panspermie

La première mention de cette théorie, apparais au 5eme siècle avant JC. Elle est mentionnée dans les écrits d’Anaxagore. Mais cette théorie est contredite par les hypothèses d’Aristote et tombe dans l’oubli.

C’est avec le chimiste suédois Jöns Jacob Berzelius, que le terme réapparais en 1834. Ensuite, en 1865 avec les travaux du botaniste prussien Hermann E. Richter. En 1871 avec ceux du physicien britannique Lord Kelvin. Enfin, avec les travaux du scientifique prussien Hermann von Helmholtz en 1879.

C’est en 1903, qu’une première description théorique de la panspermie est formulée, avec les travaux du chimiste suédois Svante August Arrhenius.

Les hypothèses de la panspermie ont été reprises par Donald Barber en 1963. Ensuite, elle est mentionnée par Francis Crick et Leslie Orgel dans les années 1970 (panspermie dirigée).

En 1974, l’astronome Fred Hoyle, est un grand défenseur de la panspermie qu’il relie à sa théorie de l’état stationnaire de l’Univers avec son élève Chandra Wickramasinghe. Ils relancent le débat et déclarent que certaines maladies sur Terre seraient d’origine extraterrestre, ce qu’ils nomment la pathospermie.

Entre 2008 et 2015, au cours d’une série d’expériences en astrobiologie, une large variétés de biomolécules et de micro-organismes ont été exposés, pendant un an et demi, au vide de l’espace et aux radiations solaires à l’extérieur de Station spatiale internationale. Certains organismes ont survécu très longtemps dans ces conditions difficiles.

Les mécanismes de la panspermie

La panspermie n’est pas une hypothèse unique, plusieurs variantes ont vus le jour au fil du temps

En premier lieu, il y a la lithopanspermie, c’est a dire l’échange de matière organiques et de briques élémentaires du vivant,voir même de bactéries. Essentiellement par l’intermédiaire des astéroïdes et autres comètes. Bien qu’il n’y ait à l’heure actuelle aucune preuve de lithopanspermie dans le système solaire, différentes avancées technologiques ont permis de tester les différentes phases d’un tel transfert. Par exemple l’éjection planétaire, la survie pendant le transfert et la rentrée atmosphérique. En outre, on constate que certains organismes vivants présentent un niveau de résistance hors du commun. Considérons, par exemple le cas des tardigrades, que l’on a exposé au vide spatial lors d’expériences dans la Station Spatiale, on a remarqué que certains spécimens résistaient aux différentes condition de l’espace (vide, radiations etc…).

Il y a plusieurs cas de figures possible. Soit des bactéries étaient présentes dans les roches de ces astéroïdes et ont survécus à la rentrées atmosphérique de ceux-ci. Soit ces astéroïdes ne contenaient pas de bactéries, mais seulement des éléments organiques, des acides aminés et autres briques élémentaires du vivant. Que ceux-ci en rencontrant un milieu propice, ont pu créer les premières formes de vie sur Terre. Ainsi, Les plus récentes découvertes, situent l’apparition de la vie sur terre aux alentours de -3,5 milliards d’années.

Il y a aussi la transpermie, qui est le transfert d’organismes vivants uniquement entre planètes voisines, comme par exemple entre Mars et la Terre.

La panspermie pourrait nous empêcher de savoir comment la vie est apparu

Le seul bémol de la théorie de la panspermie, c’est que s’il est avérée que la vie sur Terre vient bien de l’espace, il sera très difficile voir impossible de répondre à une autre question passionnante. Et qui est comment la vie est apparu ? En effet, si la vie a été apportée sur Terre par l’intermédiaire de ces astéroïdes hypothétiques, il n’est pas impossible que l’apparition de la vie elle même est peut êtres apparu de l’autre coté de la galaxie.

La théorie de la soupe primitive

Une autre théorie, suggère que la vie n’a pas été apportée par les différents astéroïdes et autres comètes. Cette théorie, c’est l’abiogenèse. Cette théorie explique que la vie est apparu sur Terre à partir de matière inanimée. Elle serait apparu à partir de matière organique préexistante et d’origine abiotique. Ces éléments était alors présents dans l’océan primitif de la Terre.

Cette théorie, explique que la vie est apparu à partir de ce qu’ont appelle la soupe primitive, qui était riche en matière organique. Cette soupe primitive, serait issue de l’atmosphère primitive de la Terre. En effet, de petites molécules organiques, telle que l’acide cyanhydrique (HCN) et le formaldéhyde (HCHO) se seraient formées dans l’atmosphère primitive, puis dissoutes dans les océans. Cette théorie a été proposée par Oparin (1924) et Haldane (1929) qui considéraient alors l’atmosphère constituée de H2 (dihydrogène), CH4 (méthane), CO2 (dioxyde de carbone), CO (monoxyde de carbone), NH3 (ammoniac), N2 (diazote) et H2O (vapeur d’eau).

Les premières expériences

En 1953, une expérience en laboratoire à été faite pour vérifier les hypothèses de l’apparition de la vie sur Terre dans la soupe primordiale. Cette expérience a été réalisée par deux biologistes américains. Les biologistes américains Stanley Miller et Harold Clayton Urey. Les résultats ont été encouragent. Les résultats montrent qu’en reconstituant cette fameuse soupe primordiale en laboratoire, on peut réaliser une simulation d’un morceau de Terre comprenant éclairs, eau et constituants divers. Il en résulte, qu’à la fin de l’expérience, quelques acides aminés, éléments majeurs permettant la constitution des plus petites unités pouvant manifester les propriétés du vivant.

En 2019, une autre expérience de ce type est réalisée. Une équipe a réussi à synthétiser les quatre bases de l’acide ribonucléique (ARN), dans des conditions similaires à celles de la Terre d’il y a 4 milliards d’années.

A l’heure où j’écris ces lignes, l’hypothèse principale de l’origine de la vie terrestre est qu’elle serait apparue sur Terre, mais les recherches et les découvertes ce poursuivent.

Comment la vie est apparu
Schémas de l’expérience de Stanley Miller et de Harold Clayton Urey

Plus d’info sur le sujet

https://lejournal.cnrs.fr/infographies/les-origines-de-la-vie

http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/biodiversite/dossiers-thematiques/les-trois-domaines-du-vivant/les-grandes-etapes

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La lumière pollue aussi le ciel

La lumière pollue aussi le ciel
prévisualisation carte de la pollution lumineuse crédit asso AVEX https://www.avex-asso.org/dossiers/wordpress/fr_FR/la-pollution-lumineuse-light-pollution/cartes-de-pollution-europeenne-avex-2016

En plus de la pollution classique, les astronomes qu’ils soit professionnels ou bien amateur doivent composer avec la pollution lumineuse. En effet, la lumière pollue aussi le ciel de plus en plus.

Qu’est ce que la pollution lumineuse et comment la lumière pollue aussi le ciel ?

En effet, la lumière pollue aussi le ciel. En cause, l’excès de l’éclairage artificiel nocturne qui est de plus en plus présent dans les grandes villes. Cela devient de plus en plus problématique. On parle aussi de pollution du ciel nocturne qui la remplace parfois et qui désigne particulièrement la disparition des étoiles du ciel nocturne en milieu urbain.

l’éclairage artificiel, qui est de plus en plus présent dans les villes, a plusieurs effets. Cette pollution, empêche de plus en plus les citoyens de pouvoir observés le ciel nocturne. Cela a aussi en effet sur la faune et la flore. Les insectes et autres animaux nocturnes, qui voient leurs rythmes biologiques déréglés. Il sont aussi désorientés par toutes ses sources lumineuses. Cela pose aussi des problèmes de santé aux humains qui voit le dérèglement de leur horloge biologique.

Outres les problèmes causés au ciel nocturne et au animaux, cela représente aussi un gaspillage d’énergie. Ce qui engendre indirectement une pollution de l’air, surtout dans les pays où la production électrique est produit par des ressources fossiles (charbon, pétrole, gaz…)

Les causes de la pollution lumineuse

Les causes les plus importants, sont le fait de l’expansion accélérer des grandes agglomérations, voir l’apparition de vrais mégalopoles. Le phénomène c’est surtout accélérer depuis le vingtième siècle. En cause, les exodes ruraux de plus en plus nombreux dans touts les pays du monde. La ville de Los Angeles, par exemple possède un observatoire astronomique. Cet observatoire est situé sur la face sud du Mont Hollywood dans le Griffith Park. Mais il est devenu obsolète avec l’éclairage moderne. Cet observatoire, c’est l’Observatoire Griffith, construit en 1935. C’est un monument emblématique de la ville de Los Angeles. Il est apparu dans divers film, série TV, et même dans certains jeux vidéos. C’est d’ailleurs cet observatoire que l’on retrouve dans les jeux GTA San Andreas et GTA V.

Plusieurs facteurs font que la lumière pollue aussi le ciel

Des sources lumineuses inutilement surpuissante, par rapport aux besoins réel d’éclairage publique dans certaines rue et bâtiments publique.

Bâtiments et/ou luminaires avec une mauvaise conception

Éclairage de certains locaux en dehors du temps où celui-ci est nécessaire. Typiquement l’éclairage de certains magasins la nuit, alors que le magasin en question est fermé.

Éclairage volontaire de certaines façades des bâtiments publique, uniquement pour un choix décoratif.

La lumière artificielle perdue ou réfléchie. Elle est émise par des sources fixes et permanentes telles que les éclairages des villes, les ports et les aéroports. Cette pollution provient aussi de l’éclairage des parkings, routes, et autres voies de transport.

L’éclairage des installations industrielles et commerciales, publicitaires, des locaux et bureaux éclairés la nuit.

Parfois, les éclairages temporaires comme ceux d’installations sportives peuvent aussi attirer des insectes, et dérégler leur rythme circadien. Ainsi, des milliers de papillons de nuit, ont envahi le stade de France, attirés par l’éclairage laissé allumer pour « forcer » la croissance de la pelouse

Pollution lumineuse spatiale

Une autres source de pollution lumineuse, vient de l’espace. Celle-ci est de plus en plus pointé du doigt et surtout depuis les grands projets de constellation énorme de satellite.

De nombreux projets de constellations de satellites sont en cours de déploiement. On peut parler de la constellation Starlink de SpaceX, avec ces 42000 satellites prévus, de Kuiper d’Amazon et ces 3200 satellites, de OneWeb et ces 650 satellites. Et d’autres projets en court. Ces projets en plus de créer des problèmes de pollution lumineuses, vient se rajouter à un autres problèmes, celui des débris spatiaux.

Comment réduire la pollution lumineuse et éviter que la lumière pollue aussi le ciel

La lumière pollue aussi le ciel ! Çà on le sait. Mais ce n’est pas une fatalité. Mais pour résoudre les problèmes, il faut que les personnes qui sont aux pouvoir prennent le problème au sérieux. Surtout, que le fait de réduire la pollution lumineuse, outre le fait d’amélioré la qualité du ciel nocturne, cela représente aussi une réelle économie énergétique. Ce qui n’est pas à négliger en ces temps où les ressources énergétique deviennent de grands enjeux aussi bien économique que écologique.

Pour cela, il faudrait à la fois que les municipalités revoient leurs politique en terme d’éclairage publique, ainsi que les industrie, les commerces et les particuliers.

Pour cela, il y a plusieurs pistes possible.

Réduire l’intensité lumineuse des éclairages permettrai a la fois de faire des économies sur la facture énergétique, et de limiter l’impact de ceux ci. La ville de Lille, a par exemple fait des économie de 35% en un an sur sa facture d’électricité, tout en éclairant mieux. Ceci est passé par des luminaires plus performants.

Une autre chose aussi et d’ailleurs de bon sens, ce serait de ne pas laisser certains commerces et autres boutiques éclairer leur locaux la nuit. D’ailleurs je trouves que en cette période où on nous parle de plus en plus de faire des économies, cette situation est anachronique !

Il est aussi possible, avec des équipements adaptés de réduire les impacts de l’éclairage publique, sans réduire la sécurité des passants et des riverains. Pour cela des éclairages modulables, peuvent être utilisés, par exemple des points lumineux conçus à l’aide de fibres optiques ou des enrobés de surface légèrement fluorescents, pour guider les passants et les usagers des transports.

La lumière pollue aussi le ciel
Rond-point équipé d’une signalisation au sol rétro-réfléchissante. Il s’agit d’un exemple de dispositif pouvant remplacer l’éclairage électrique de nuit. Il peut être complété par un éclairage asservi à un détecteur de présence, pour les piétons.

Exemple de ville qui a réduit l’impact de la pollution lumineuse, et où la lumière pollue moins le ciel

Plus haut dans cet article, j’avais mentionner le cas de Lille, mais ce n’est pas la seule ville a avoir fait des efforts dans ce domaine. En effet, outre Lille, la ville de Los Angeles, à procédé au remplacement de l’ensemble de son éclairage publique par un système de LED connecté.

La lumière pollue aussi le ciel
À gauche, Los Angeles maintenant, à droite, avant (Crédit : capture d’écran de la vidéo de présentation du projet)

Comment éviter la pollution lumineuse lors de vos observation

Premièrement, si vous voulez observer le ciel nocturne dans de bonnes conditions, il y a quelque trucs à savoir pour éviter au maximum la pollution lumineuse.

Premièrement, il faudra vous trouver à une distance raisonnable des grande ville. Idéalement, êtres à au minimum une cinquantaines de km des grandes agglomérations.

Par contre un truc super important. C’est bon vous avez trouvé un spot idéal. N’oublier pas de vous munir d’une lampe frontale avec un mode lumiere rouge, afin d’éviter de vous éblouir après avoir réussi a habitué vos yeux à l’obscurité. En effet, il faut à peut près 45 min pour que vos yeux s’habituent à l’obscurité mais juste quelques seconde à devoir tout recommencer à cause d’un éblouissement.

Aussi, vous pourriez aussi vouloir utiliser une application de carte du ciel sur votre smartphone comme par exemple Stellariun. Pensé cependant à régler la luminosité de l’écran au maximum et si votre appareil le permet de le mettre en mode nuit pour éviter les même désagréments d’une lampe trop éblouissante. D’ailleurs Stellarium dispose de cette option. Et surtout si vous êtes entouré d’autres astronomes amateurs. Çà ne les feraient pas plaisir D’êtres éblouit par son voisin ! Par la même occasion si vous arrivez sur un spot avec d’autres astronomes amateurs, lorsque vous arrivé sur place en voiture évitez de les éblouir avec vos phares en arrivant.

Plusieurs outils pratique

Idéalement, il faudrait une nuit sans lune, car la lune est aussi une source de pollution lumineuse pour les astronomes. Une pollution lumineuse certes naturelle, mais une pollution quand même. Pour cela, un simple calendrier qui indique les phases lunaires est suffisant. Mais vous pouvez aussi utiliser ce site, qui en plus de vous dire quelle est la phase de la Lune, ce site vous indiquera aussi l’heure du levé et du coucher de celle-ci.

https://www.calendrier-lunaire.net/

Pour pouvoir savoir où allez pour observé le ciel dans de très bonnes condition, il y a plusieurs moyen. En de ses moyens, est de consulter des carte de pollution lumineuse comme celle disponible sur le site de l’association AVEX

Pour la France

https://www.avex-asso.org/dossiers/wordpress/fr_FR/la-pollution-lumineuse-light-pollution/carte-de-pollution-lumineuse-de-la-france-2020

Pour l’Europe

https://www.avex-asso.org/dossiers/wordpress/fr_FR/la-pollution-lumineuse-light-pollution/cartes-de-pollution-europeenne-avex-2016

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UN ASTÉROÏDE TUEUR… OU PAS !

Un astéroïde tueur... ou pas !
illustration qui est souvent repris dans les médias mais totalement putaclic . A cette échelle, l’astéroïde ferait environ 1000 km

Un astéroïde tueur… ou pas ! En premier lieu, si vous êtes comme moi passionné d’astronomie, lorsque vous voyez que des journaux généralistes publient des articles sur l’astronomie. Premièrement, sur le coup, je me dit que c’est bien que la presse généraliste fasse des articles sur le sujet. Je sais je suis naïf ! Je me disais que peut êtres, comme ça peut êtres que cela intéressera le grand public à l’astronomie.

Pour commencer, avec le temps je remarques que la très grande majorité des articles que l’on y trouve sont des articles putaclics. Premièrement, ces articles n’ont pas pour but de faire de l’info, ils sont justes là pour attirer le lecteur et à le faire cliquer sur l’article. Chaque fois qu’un astéroïde passe à proximité de la Terre, on a droit à un titre du genres  » Un astéroïde tueur…  » ! Tout ça pour vendre des pubs sur leur site. Cela est d’autant plus vrai sur les versions en ligne de ces journaux. Mais cela est aussi vrai sur les chaines d’info en continue comme BFM, CNEWS, et j’en passe. Enfin, vous verrez plus loin dans l’article que quand ils nous disent qu’il passera à proximité c’est relatif.

Que va t-il se passer le 2 novembre ? Un astéroïde tueur ?

Alors est ce que la Terre va entrer en collision avec un astéroïde tueur ?

NON ! RIEN ! Il ne va rien se passer de particulier le 2 novembre. En tout cas rien de spectaculaire. Contrairement aux articles putaclic de certains journaux, non il ne va pas avoir d’astéroïde tueur. Premièrement l’astéroïde nommé 2018 VP1, n’a que 0,41% de chance d’entrer en collision avec la Terre. Il faut aussi rajouter que même s’il entrait en collision avec celle-ci, vu ça taille très réduite, il sera très vite disloqué dans l’atmosphère. En effet il ne fait seulement que 2 mètre dans sa plus gronde longueur, d’après les dernières observations. Ce qui est ridiculement petit par rapport à l’astéroïde qui a décimé les dinosaures et que l’on estime à entre 10 et 14 km !

A voir cette compilation qui montre la dislocation du Superbolide de Tcheliabinsk qui a été observé dans le ciel du sud de l’Oural, au-dessus de l’oblast de Tcheliabinsk, le matin du 15 février 2013 à environ 9 h 20 locales

D’un diamètre de 15 à 17 m et d’une masse estimée de 7 000 à 10 000 tonnes, le bolide s’est fragmenté dans l’atmosphère, entre 40 et 20 kilomètres d’altitude. Le phénomène a libéré une énergie estimée par le JPL à 440 kilotonnes de TNT . Donc avec une longueur de 2 mètres seulement, il n’y a aucune chance que l’astéroïde fasse des dégâts.

Cela ne rate jamais. chaque fois qu’un astéroïde, passe à proximité de la Terre, dans les média on a souvent droit à un article putaclic du genre « un astéroïde va frôlé la Terre… ». Bon déjà quand ils racontent qu’un astéroïde va frôlé la terre, c’est un grand mot. Souvent ces astéroïdes passe à plusieurs million de km de la Terre. Ce qui représente plusieurs fois la distance Terre-Lune ! Pour résumer, on a droit très (trop) souvent dans les médias à des articles putaclic pour un gros cailloux de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres, et qui va passer dans l’écrasante majorité ,à plusieurs millions de km de la Terre.

Quand ce n’est pas un astéroïde tueur, c’est la super lune

Un autre sujet de prédilection de ces « journaux », c’est la super lune. Le concept de super lune, c’est un concept, d’astrologie et non d’astronomie. Et c’est de la merde !

En conclusion, cela fait que le grand public, qui est emballé de prime abord en lisant un article qui lui parle par exemple de la super lune. Il pense qu’il assistera à un phénomène astronomique exceptionnelle. Mais malheureusement, il se rend compte que c’est une lune normale. Ce qui fait qu’il est déçus et ce dit certainement que l’astronomie c’est bien de la merde !!!

Un exemple d’un articles putaclics et alarmiste par le site de CNEWS et de LCI

https://www.cnews.fr/monde/2019-08-27/la-nasa-craint-larrivee-dun-asteroide-geant-le-dieu-du-chaos-870989

Vidéo de la chaine Astronogeek qui parle du sujet

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https://scienceastro.fr/lor-ce-metal-venus-des-etoiles/

Mise à jour

Vidéo sur le sujet posté le 30/08/2020 sur la chaine du youtubeur Le Petit Astronome

Lien vers ça chaine: https://www.youtube.com/channel/UCyeoIdJHgQhOrct9mVJ2fTQ

L’or ce métal venus des étoiles

la majorité de l'or présent sur notre chère planète bleu est d'origine extraterrestre

Saviez vous que la majorité de l’or présent sur notre chère planète bleu est d’origine extraterrestre? L’or est un métal qui nous vient tout droit des étoiles ! Premièrement, la majorité des éléments chimiques qui composent la Terre, l’or est d’origine extraterrestre. Enfin, tous le monde connait cette expression « nous ne sommes que de la poussière d’étoiles ». Et bien Pour l’or, c’est pareil.

L’or, un métal qui vient de loin

Pour commencer, une partie de l’or, ce métal venus des étoiles, qui compose la Terre était présent dans la nébuleuse solaire, qui a donné naissance au soleil, ainsi qu’au système solaire entier. L’or, est issu de la nucléosynthèse stellaire et par la collision d’étoiles à neutrons.

Nucléosynthèse stellaire

Ce processus désigne l’ensemble des réactions nucléaires qui se produisent à l’intérieur des étoiles. Ces réactions de fusion nucléaire, produisent des éléments chimiques de plus en plus massifs au fil des réaction nucléaires. Cela se passe par divers le processus, qui sont les processus r, p, rp. L’or lui est synthétisé par le processus R, R comme rapide. voici un article de Wikipédia qui parle du processus R https://fr.wikipedia.org/wiki/Processus_r

Lorsque une étoile voit ces derniers jours arrivés et qu’elle est suffisamment massive, elle finit ça vie en supernova. C’est lors de cet événement particulièrement spectaculaire que l’or est synthétisé par processus R et dispersé dans l’espace environnent.

L'or ce métal venus des étoiles
En fin de vie, plusieurs réactions de fusion nucléaires se produisent en « couche d’oignon » au sein d’une étoile massive.

Collision de deux étoiles à neutrons

Une autre partie de cette or, ce forme dans un des événements les plus spectaculaires que l’on connaisse. Cet événement, c’est la collision ou la fusion de deux étoiles à neutron ! Rien que ça !

Lors de la formation de la Terre, une grande partie de cet or à coulé au fond et c’est concentré dans le noyau de la Terre, lors de la différentiation de la planète. Mais différentes études montrent que la concentration de l’or dans la croute terrestre est beaucoup plus importantes que celle envisagé par ce scenario. Une des explication, serai que l’or présent dans la croûte terrestre pourrais provenir du grand bombardement tardif, entre 3.8 et 4 milliards d’années.

Conclusion L’or est un métal venus des étoiles

Enfin, vous ne verrez plus vos bijoux en or de la même façon. Vous pourrez même vous dire que la bague que vous portez au doigt, a peut êtres été forgées de l’autre coté de la galaxie et que le métal qui la compose, est venus des étoiles.

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Quelques chaine YouTube intéressantes sur l’astronomie et le spatial

Quelques chaine YouTube intéressantes

Avec cet article relativement court, je voulais vous partagé Quelques chaine YouTube intéressantes, qui ont comme sujet l’astronomie et le spatial. Dans cette liste, il y a seulement des chaines dont je suis abonné.

Au début, je voulais dans cet article, vous partager chaine YouTube intéressantes sur la sciences autres que sur le spatial. Mais en rédigent l’article, je me suis vite aperçu que cela allait être illisible.

J’ai donc décider de faire deux articles. La suite de cette article, avec des chaines plus axées science autre que spatiale, sera publié d’ici quelque jours.

Vu que cet article était relativement court, en attendant la suite vous pouvez toujours allez voir les articles précédents

https://scienceastro.fr/les-sondes-martiennes/

https://scienceastro.fr/mars-en-opposition-le-16-octobre-2020/

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Les sondes martiennes

Les sondes martiennes
Mars Exploration Family Portrait crédit Jason Davis http://www.planetary.org/blog/article/00003273/

L’exploration robotique de la planète Mars débute en 1960. Ça commence avec les premières sondes Martiennes soviétiques.

En effet, seulement 3 ans après le lancement réussi de spoutnik, le premier satellite artificiel de l’histoire, l’URSS envoie déjà ces premières sondes. Contrairement aux USA, L’URSS dispose de lanceur assez puissant pour envoyer des sondes interplanétaires.

Les soviétiques envoient donc 2 sondes vers Mars, Marsnik 1 le 10 octobre 1960, et Marsnik 2, le 14 octobre 1960. Malheureusement, les sondes furent détruites lors du lancement. Il s’avéra que le troisième étage du lanceur n’avait pas pu démarrer. Cela empêcha les sondes d’atteindre une altitude suffisante qui culmina à 120 km.

Les sondes martiennes
photo de la sonde Marsnik 1

Les échecs soviétiques (1960-1964)

En 1962, le 24 octobre 1962, Spoutnik 22 (Mars 1962A), a été lancé à son tour. Mais fut aussi un échec et explose au cours de la manœuvre d’insertion en orbite terrestre. Huit jours plus tard, le premier novembre 1962, la sonde martienne Mars 1 est lancée. La mission est de survoler Mars afin de prendre des images de sa surface. Elle devait aussi transmettre des données sur sa structure atmosphérique. Elle doit aussi étudier les rayonnements cosmiques. La sonde parvient à échapper à l’attraction terrestre, mais alors qu’elle est à mi-distance de son objectif, la sonde interrompt subitement ses communications.

La sonde mars
photo de la sonde mars 1

Spoutnik 24, fait partie de la liste des sondes martiennes envoyées cette année là. La mission de la sonde était de tenter un atterrissage sur Mars. Malheureusement, la sonde a raté l’injection sur la trajectoire vers Mars. L’ensemble constitué par le lanceur et la sonde s’est alors brisé en 5 morceaux qui sont rentrés dans l’atmosphère terrestre le mois suivant.

En 1964, l’URSS fait une autre tentative avec la sonde Zond 2. La sonde est lancée le 30 novembre 1964. La mission de la sonde est simple Elle devait coiffer au poteau la sonde américaine Mariner 4. La sonde américaine est partie deux jours plus tôt. Malheureusement, c’est un nouvel échec. Le lancement à réussi mais les communications avec la sonde sont perdues alors que la sonde est en route vers Mars.

Les premiers survols de Mariner 4 et échec de Mariner 3 (1965)

sonde mariner 4
Une vue d’artiste de la sonde Mariner 4 dans l’espace

Les premières sondes martiennes des USA, sont lancées en 1964.

La sonde Mariner 3

La sonde Mariner 3 a été lancé par le lanceur Atlas/Agena le 5 novembre 1964. Mais malheureusement ce fut un échec. La coiffe de protection ne s’éjecte pas après la traversée de l’atmosphère. L’engin alors alourdi de 136 kg, sa vitesse devient inférieure de 254 m/s à celle désirée pour une injection sur une trajectoire martienne. La coiffe empêche non seulement la sonde de rejoindre son objectif. Elle obstrue également les différents capteurs des instruments scientifiques. Le dépliement des panneaux solaires est alors impossible. Les émissions avec la sonde cesseront le 6 novembre 1964 à 5 heures. La sonde n’aura vécu que 8h 43. Injectée sur une orbite solaire, elle passera le 16 avril 1965 à 68 millions de kilomètres de Mars.

La sonde Mariner 4

Mariner 4 était la sonde jumelle de Mariner 3. En effet, à cette époque, les sondes martiennes sont systématiquement doublés à cause des risques d’échecs. Ceci afin de maximiser les chances de réussite du programme. Les ingénieurs ont après 3 semaines d’acharnement, diagnostiqués le problème de la coiffe.

Les différentes expériences de la sonde

Le problème ainsi corrigé, Mariner 4 put prendre sa place sur le pas de tir. Son principal objectif était de mener à bien des observations planétaire. La sonde devait également conduire des expériences d’astrophysiques. Elle devait mesurer les champs magnétiques et des particules dans l’espace interplanétaire et au voisinage de Mars. Après avoir accompli son objectif principal, elle a également permis aux ingénieurs et techniciens d’acquérir de l’expérience et des compétences dans le domaine des vols interplanétaire de longue durée. Le coût total de la mission représentait 83,2 millions de dollars.

La sonde Mariner 4 est la quatrième sonde du programme Mariner. Elle est lancée par la NASA le 28 novembre 1964 grâce au lanceur Atlas-Agena D de l’aire de lancement LC-12 de la base de lancement de Cap Canaveral.

La mission de la sonde est d’effectuer un survol de la planète. Elle devait aussi prendre des photos de la surface. La sonde Mariner 4 est la première sonde martienne a effectué un survol réussi de la planète Mars.

Premier survol de Mars

La sonde survole Mars les 14 et 15 juillet 1965. Mariner 4 passe, à l’altitude la plus proche de la planète Mars, à 9 846 km. La transmission des images enregistrées vers la Terre commence environ 8,5 heures après la ré acquisition du signal. La transmission se poursuit jusqu’au 3 août 1965. Toutes les images sont transmises deux fois pour garantir qu’aucune donnée ne soit manquante ou corrompue.

Résultats de la sonde Mariner 4

Lors de son survol, Mariner 4 a été programmée pour prendre 22 images de la planète Mars sur une période de 26 minutes.

Si la durée totale de l’enregistrement des images par la caméra n’a pas excédé une heure, il n’en sera pas de même pour la transmission des clichés obtenus vers la Terre. Il faudra compter environ 10 jours pour mener à bien la transmission des 22 images. Toutes les images ne seront récupérées que le 24 juillet ! Une seconde transmission sera télécommandée à partir du 2 août pour s’assurer qu’aucune donnée ne manque ou n’est corrompue.

La caméra de Mariner 4 grave en fait ses images sur une bande magnétique, un fin ruban long de 100 mètres, et celles-ci ne sont donc pas transmises en direct à la Terre, car le débit autorisé par l’équipement de la sonde et la distance à laquelle elle se trouve ne suffirait pas. Les images étaient au format carré, chacune comprenant 200 lignes de 200 pixels ou points chacune. Les pixels codaient l’éclairement sur 6 bit, et l’image possédait donc 64 niveaux de gris (chaque image pesait donc 240 000 bits) La distance minimale pendant la prise de vue a été de 11 900 km et à cette distance, la résolution était d’un kilomètre par pixel.

Une technologie archaïque

Pour la transmission, la bande magnétique doit passer entre la tête de lecture d’un magnétoscope qui lit les informations enregistrées sur le fin ruban pour les diriger vers l’antenne grand gain. Le moteur faisait défiler la bande sous la tête de lecture à la vitesse de 0,254 mm par seconde et marquait une pause entre chaque image. Les capacités de transmission de la sonde étaient très réduites, et l’antenne grand gain émettait des données avec un débit de 8,33 bps (bit par seconde). A cette vitesse, il fallait donc près de 8 heures pour transmettre une image au complet !

L’inscription des images sur la bande magnétique par la caméra puis leur relecture par le magnétoscope n’était bien sûr pas sans risque. Aujourd’hui, un tel dispositif ressemblerait au bricolage approximatif d’un amateur.

Première photo de Mars

photo prise par mariner 4
première photo de la surface de Mars prise par Mariner 4

Le programme Mariner Mars 71, les sondes martiennes Mariner 8 et 9

maquette de la sonde
Une maquette de la sonde orbitale Mariner 9

lancement de la sonde
Le lancement de Mariner 9 par le lanceur Atlas-Centaur (AC-23).

Le programme Mariner Mars 71 se compose de deux sondes martiennes conçus pour orbiter autour de la planète Mars. Les sondes martiennes Mariner 8 et Mariner 9.

La sonde Mariner 8

La sonde Mariner 8 est lancée le 9 mai 1971. Malheureusement, un problème technique sur le lanceur fait que la sonde retombe dans l’océan pacifique.

La sonde Mariner 9

Mariner 9 est lancée vers la planète Mars le 30 mai 1971 et atteint celle-ci le 14 novembre de la même année. Mariner 9 est la première sonde à se mettre en orbite autour d’une autre planète.

Moins de 1 mois plus tard les sondes martiennes soviétiques Mars 2 et Mars 3 se mettront elles aussi en orbite autour de Mars. Après une tempête de poussière sur Mars, la sonde Mariner 9 parvient enfin le 2 janvier 1972 à envoyer ces premières photos de la surface prise par elle.

Les photos sont d’une clarté surprenante, la résolution atteignant 1 km. Les découvertes de la sonde sont impressionnantes, on n’y découvre des éléments marquants de la géographie de Mars tels que le volcan Olympus Mons, le plus grand volcan du Système solaire, et l’énorme canyon qui est ensuite nommé Valles Marineris en l’honneur de la réussite de la mission. Mariner 9 permet aussi de construire le profil vertical de l’atmosphère de Mars.

Résultat de la mission Mariner 9

La mission martienne Mariner 9 aboutit à une cartographie de la surface de Mars, comprenant les premières vues détaillées des volcans de Mars, de la Valles Marineris, des calottes polaires martiennes et des satellites naturels de Mars, Phobos et Déimos. Mariner 9 fournit également des informations sur les tempêtes de poussières sur Mars, la figure triaxiale de Mars et le champ de gravité ainsi que des preuves de l’activité éolienne de surface de la planète Mars.

Le programme soviétique Mars, les sondes martiennes Mars 2 et 3 (1971-1974)

Les sondes martiennes
Schéma de Mars 3, sonde jumelle de Mars 2

Après les échecs des missions martiennes de 1969 dont j’ai parlés plus tôt, les soviétiques se mettent tout de suite au travail afin de développer de nouvelles sondes martiennes, afin de profiter de la fenêtre de lancement de 1971. Un orbiteur et deux atterrisseurs sont programmés par les soviétiques en 1971, comme cela se pratique à cette époque en raison de la faible fiabilité des lanceurs et des engins spatiaux, afin de maximiser les chances de réussite du programme.

L’échec de Cosmos 419

La première sonde martienne soviétique à ouvrir le bal des lancements est cosmos 419, lancée le 10 mai 1971. Malheureusement, la sonde n’arrive pas s’injecter vers Mars et retombe sur Terre 2 jours plus tard le 12 mai. L’échec est dû à une erreur de programmation. En effet, une erreur fit que le démarrage du quatrième étage était programmé un an et demi après le tir, au lieu d’une heure et demie. L’ensemble perdit de l’altitude petit à petit, et retomba sur Terre deux jours après. Conformément aux habitudes soviétiques, la mission ayant raté, la sonde ne reçut pas de nom, et fut numérotée avec le préfixe Cosmos commun.

Les sondes Mars 2 et 3

Dans ce programme, 2 autres sondes martiennes sont lancées. Mars 2, qui décolla du cosmodrome de Baïkonour le 19 mai 1971.

La sonde Mars 3, lancée elle le 28 mai 1971, grâce à un lanceur Proton depuis le cosmodrome de Baïkonour. Elle était pratiquement identique à la sonde Mars 2, mais elle transportait une expérience exclusive d’origine française qui n’était pas à bord de Mars 2.

Mars 2 se met en orbite autour de la planète Mars le 27 novembre 1971. Le module de descente se désengage du compartiment orbital. Ce dernier termine son voyage en s’insérant correctement en orbite. Malheureusement pour les soviétiques, les américains étaient déjà sur place grâce à Mariner 9 qui s’était inséré en orbite 13 jours avant, le 14 novembre 1971.

Une réussite partielle de Mars 2

Malheureusement, l’atterrisseur connaîtra une fin peu glorieuse. Le système de descente ne fonctionna pas et l’atterrisseur s’écrasa. L’atterrisseur de la mission martienne Mars 2 devint néanmoins le premier objet construit par l’homme à atteindre la surface martienne. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer l’échec de l’atterrissage. Soit on peut l’attribuer à un défaut de conception, soit à une panne causée par la tempête de poussière planétaire qui venait d’apparaitre sur Mars.

Pour l’orbiteur aussi les résultats ne sont pas fameux. Les photos prisent par l’orbiteur sont de très mauvaise qualité à cause de la même tempête de poussière.

Une réussite aussi mitigée pour Mars 3

La sonde martienne Mars 3 elle, ce met en orbite le 2 décembre 1971 et largue en même temps sont module d’atterrissage. Pour la première fois dans l’histoire de l’exploration spatiale, un engin humain effectue un atterrissage en douceur à la surface d’une autre planète. En effet, même si l’atterrisseur de Mars 2 a réussi à atteindre la surface Martienne, c’était plutôt un crash qu’un atterrissage réussit.

Malheureusement, même si l’atterrissage sur Mars est une réussite, la joie des soviétiques allait être de courte durée. Environ 20 secondes après l’atterrissage, alors que les instruments et en particulier la caméra s’étaient déjà attelés à la tâche, les communications radios furent coupées pour une raison qui demeure inconnue. Comme pour Mars 2 plusieurs causes sont avancées pour expliquer le dysfonctionnement. Soit l’incident incombe à l’atterrisseur lui-même soit au système de relais radio de l’orbiteur.

Les raisons des échecs

Si l’atterrisseur avait réussi à sortir vivant d’une descente qui avait dû être éprouvante, à cause de la tempête de poussière toujours a l’œuvre sur la planète, il lui a fallu ensuite affronter les conditions qui régnaient en surface.

Une bourrasque violente a peut-être malmené un peu trop fortement le petit atterrisseur, endommageant de manière irréversible ses systèmes de bord. La forte teneur en poussière des couches atmosphériques de surface explique peut-être le faible éclairage de l’unique photographie acquise par Mars 3.

Pour l’orbiteur de Mars 3, les choses se sont passé beaucoup plus mal que pour l’orbiteur de Mars 2. Le compartiment orbital allait avoir beaucoup moins de chance que son prédécesseur. Pendant le voyage Terre-Mars, une fuite de carburant avait vidé partiellement ses réservoirs, et il ne lui restait plus assez de carburant pour s’insérer sur l’orbite initialement prévue. La sonde put cependant être placée sur une orbite d’une période de 12,7 jours (contre 18 heures pour Mars 2 !), avec un périapse à 1530 km et un apoapse à 190 000 km.

L’inclinaison était par contre similaire à celle de l’orbite suivie par Mars 2. Cette orbite de secours était particulièrement défavorable aux observations, car la sonde ne passait que très peu de temps au périapse (seul endroit ou la surface de Mars était assez proche pour pouvoir être étudiée) et il fallait attendre une douzaine de jours avant de repasser dans cette partie de l’orbite !

Résultats scientifiques des sondes martiennes de Mars 2 et Mars 3

Les sondes martiennes Mars 2 et Mars 3 ont envoyé vers la Terre un total de 60 images. La majorité était inutilisable. Cet exemple montre l’avantage que peut apporter une programmation à distance d’un engin spatial. Adaptabilité et flexibilité sont deux facteurs essentiels dans la réussite d’une mission. Une leçon que les soviétiques auront payé très cher. En effet, alors que les sondes martiennes soviétiques était programmées avant le lancement et ne pouvait pas être programmées à distances, les sondes martiennes des USA elles, pouvait l’être. Ce qui permettait alors de faire des corrections si des évènements imprévus survenaient, comme par exemple une tempête de poussière.

La fenêtre de tir de 1973, les sondes martiennes Mars 4, 5,6 et 7

Lors de la fenêtre de tir du 1973, les soviétiques et les américains avait plusieurs projets de sondes martiennes dans les cartons.

Les américains avec les sondes martiennes Viking. Les soviétiques eux ont quant à eux pas moins de 4 sondes martiennes ! les orbiteurs Mars 4 et Mars 5 et les atterrisseurs Mars 6 et Mars 7.

Mais des contraintes budgétaires et techniques empêcheront les USA d’être prêt à temps. La mission Viking sera finalement reportée pour 1975 et les américains se retrouveront sans sondes martiennes pour 1973.

Des résultats très faible

Malgré l’envoi de quatre sondes martiennes en 1973, les soviétiques n’amasseront qu’une masse très faible d’informations sur la planète Mars.

Mars 4 devait se placer en orbite, mais la manœuvre d’insertion orbitale fut un échec et les scientifiques durent se contenter d’un simple survol.

Les orbiteurs Mars 4 et 5

L’orbiteur Mars 5 eu un peu plus de chance que son homologue Mars 4, car il réussit sa mise en orbite. Mars 5 acquit un certain nombre d’images de la surface martienne avant de mourir prématurément au bout d’une vingtaine d’orbite, suite à la dépressurisation de l’un de ses compartiments.

Certaines photographies prises par Mars 5 sont pourtant intéressantes. Comme celles prises au-dessus de la région de Mare Erythraeum, région qui a toujours intrigué les soviétiques. Les photographies montrent en effet une vallée fluviale de 800 km de long, reliant les cratères d’impact Holden et Hale. Dénommé Uzboi. Elle reçoit comme affluent Nirgal Vallis, une autre vallée de 600 km de longueur découverte par Mariner 9.

Ces vallées étaient tellement semblables à celles d’un réseau hydrologique terrestre que la région devait recevoir la visite du module de descente de Mars 6. Malheureusement le module se posa à 200 km de là et le contact fut perdu juste avant l’atterrissage.

Les atterrisseurs Mars 6 et 7

Pour l’atterrisseur Mars 6, la sonde arrive sur Mars le 12 mars 1974 et libère le module de descente. Celui-ci retourne des données sur l’atmosphère pendant sa descente, puis c’est la perte de communication juste avant l’atterrissage.

Pour l’atterrisseur Mars 7, c’est aussi un échec cuisant. En effet, le module de descente manque la planète Mars de 1300 km le 9 mars 1974 à la suite d’une défaillance.

photo de mars 4
Photo de Mars 4, sonde jumelle de Mars 5

Les sondes martiennes
photo de mars 6

Résultat scientifique des sondes martienne

L’année 1973 aurait dû être l’année des soviétiques pour l’exploration de Mars. Un peu comme l’année 1971 avait été celles des américains et de la sonde Mariner 9.

Avec quatre sondes martiennes dont deux atterrisseurs, les soviétiques auraient dû faire des merveilles. Mais des échecs divers vont frapper les quatre vaisseaux (à chaque fois à cause de la dégradation d’un composant pendant la phase de croisière) .Les résultats seront énormément décevants par rapport à l’énergie dépensée.

La quantité des informations collectées par les quatre sondes martiennes soviétiques ne représente qu’un tout petit pourcentage des données rassemblées par l’unique sonde américaine Mariner 9.

Après la fenêtre de tir de 1973, les soviétiques laissent donc le champ libre aux États-Unis qui connaitrons eux le succès avec le programme Viking en 1975.

Conséquence de l’échec des missions des sondes martiennes soviétiques

Les soviétiques abandonnent les sondes martiennes et l’objectif de Mars pour le moment.Mais c’est pour se lancer avec passion dans celui de Vénus. Ils connaîtront avec l’exploration de cette planète le succès qu’ils n’ont jamais obtenu avec Mars.

La série de sondes vénusiennes soviétiques Venera 9-16 et les sondes Véga 1-2 figurent en effet en bonne place dans l’histoire de la conquête spatiale.

Le programme Viking, les sondes martiennes Viking 1 et 2 (1975-1976)

lancement de la sonde
Décollage de Viking 1 à bord d’une fusée Titan-III-Centaur

Les sondes martiennes
Dispositif orbital de la mission Viking

maquette de l'atterrisseur
Maquette du module d’atterrissage Viking (Musée de la Villette, Paris)

En 1975, les USA envoient deux sondes martiennes lors du programme Viking.

Les sondes Viking 1 et Viking 2.

Viking 1 est lancée le 20 aout 1975 par une fusée Titan III E.

Viking 2 est lancée le 9 septembre 1975 aussi par une par une fusée Titan III E.

La sonde Viking 2 (Viking A) aurait dû être la première à partir vers la planète rouge. Mais des problèmes techniques ont retardé son départ. Viking 1 (Viking B) s’est donc envolé à la place de sa sœur jumelle le 20 août 1975. Le lancement de Viking 2 s’effectuera in extremis, alors que la fenêtre de tir allait se refermer, le 9 septembre 1975.

Genèse du programme des sondes martiennes Viking

Le programme Viking a remplacé le programme de sondes martiennes Voyager Mars, qui avait été planifié dans le cadre du programme Apollo et qui fut abandonné par la suite.

De base, les sondes martiennes Viking ne sont rien d’autre qu’un orbiteur de type Mariner que l’on a équipé d’un atterrisseur.

La mission des orbiteurs était triple. Après avoir amené à bon port l’atterrisseur qu’ils portaient sur leur dos, ils devaient s’assurer que les sites d’atterrissage préalablement choisis ne présentaient pas de dangers. Contrairement aux sondes martiennes soviétiques, les sites présélectionnés pour l’atterrissage devaient effectivement être certifiés par les orbiteurs avant la descente des atterrisseurs. Les orbiteurs devaient également jouer le rôle de relais de transmission entre les atterrisseurs au sol et la Terre. Ce n’est qu’après avoir accompli ces deux objectifs que les orbiteurs Viking pouvaient se livrer à leur troisième tâche. Leur troisième tache était l’étude de la surface et de l’atmosphère de la planète rouge.

Le module d’atterrissage de la mission Viking mesurait 3 mètres de haut, pour une masse d’une demi tonne. Il emportait un total de 15 expériences scientifiques. Ses principaux objectifs étaient l’étude du sol martien, des vents et de l’atmosphère ainsi que la recherche d’éventuelles formes de vie.

Résultat scientifique des sondes martiennes Viking

Résultats des orbiteurs

Les résultats ramenés par les sondes martiennes Viking sont énormes.

Les orbiteurs ont photographié la presque totalité de la surface de la planète. Cela avec une résolution variant entre 150 et 300 mètres par pixel. Certaines zones ont fait l’objet d’une couverture encore plus précise avec des images dont la résolution atteignait 7,5 mètres par pixel.

Les deux orbiteurs quant à eux, ont collecté au total 52 603 images. Ces images nous offrent une vue globale et complète de la planète, ainsi que des images des deux satellites de Mars, Phobos et Deimos.

Les tempêtes de poussière régionales ou locales ont été observées, ainsi que les variations de la pression atmosphérique au cours d’une année martienne (ce qui a conduit à la découverte du cycle du CO2, lié au développement et au retrait des calottes polaires). Les sondes Viking ont même pu assister au formidable déchaînement de deux tempêtes globales de poussière au cours de l’année 1977.

Enfin, l’équipement radio des sondes a permis de mener à bien de nombreuses expériences fondamentales. Le décalage Doppler ainsi que les informations de distance ont été utilisés pour déterminer avec précision la position de l’atterrisseur à la surface de la planète. Il a été aussi possible d’évaluer la vitesse de rotation de Mars. Une étude de son inclinaison de son axe de rotation a aussi été réalisé. Son champ de gravité à été étudié. Le mouvement de précession, et le déplacement de Mars sur son orbite a aussi été étudié. Sans compter l’étude des propriétés de l’atmosphère et de l’ionosphère.

Des expériences d’astrophysiques et de mécanique céleste ont également eu lieu. Comme les éphémérides de Mars et de la Terre. La masse des satellites martiens. Une étude du milieu interplanétaire. Une étude de la couronne solaire. Même une expérience de relativité générale.

Résultats des atterrisseurs

Les sondes martiennes
Viking 2, peu après son atterrissage

4587 images de la surface martienne, la plupart en couleurs, ont été acquises par les deux atterrisseurs. Les deux stations météorologiques ont enregistré la pression, la température, la direction et la vitesse des vents pendant plus de trois années martiennes. Cela correspond à six années terrestres pour Viking 1. Pour Viking 2 deux années martiennes. Cela correspond à quatre années terrestres. L’ensemble représentait plus de 3 millions de mesures météorologiques.

Des résultats très intéressants

Lorsque les atterrisseurs sont arrivés sur Mars, c’était le début de l’été dans l’hémisphère nord. L’atmosphère était donc peu poussiéreuse. Le cycle de variation diurne de la température se répétait d’un jour sur l’autre.

La température moyenne sur Chryse Planitia était de -50°C, avec un minimum de -83°C à l’aube. La température maximum de -33°C au début de l’après-midi. Le site d’atterrissage de Viking 2 étant situé plus au nord, les températures étaient plus basses de 5 à 10 °C. La densité de l’atmosphère n’est pas suffisante pour lui permettre de retenir de la chaleur. L’air était toujours plus froid d’une vingtaine de degrés par rapport à la surface.

Les vents martiens soufflaient de manière bien plus faible que prévue. En effet, le vent soufflait à 2 mètres par seconde pendant la nuit. Il soufflait jusqu’à 7 mètres par seconde en cours de journée. Les tempêtes de poussière globales avaient des effets particulièrement importants sur la météorologie. L’atmosphère, chargée de particules de poussière, devenait soudain plus opaque.

La poussière en suspension permettait à l’air de se réchauffer plus vite et jouait le rôle de tampon en abaissant le contraste thermique journalier. Les vents soufflaient alors beaucoup plus vite avec des pointes de plusieurs dizaines de mètres par seconde. Ce qui était cependant loin d’atteindre les souhaits des scientifiques. Les scientifiques qui, ayant observé le déchaînement de la tempête de poussière qui avait retardé la mission de Mariner 9, pensait trouver des vents soufflants à une bonne centaine de mètres par seconde !

D’autres résultats tout aussi important

Le spectromètre de masse a mesuré la composition chimique de l’atmosphère ainsi que la composition isotopique pour cinq de ces constituants. L’argon était apparemment un composé minoritaire de l’atmosphère (1,6 %). Ces résultats invalidait les hypothèses émises sur la base du fonctionnement du spectromètre de masse de l’atterrisseur soviétique Mars 6 15 à 30%.

L’analyse chimique inorganique du sol a été menée par le spectromètre à fluorescence (XRFS). Les résultats se sont révélés déconcertants. Si Mars semble être constitué comme la Terre principalement par du silicium et de l’oxygène, c’est le fer qui occupe la troisième position, et non l’aluminium, qui se retrouve à la septième place loin derrière le magnésium, le calcium et le soufre.

Les aluminosilicates terrestres laissent la place sur Mars à des Ferrosilicates. Aucune analyse minéralogique n’est possible, mais les trois aimants circulaires ont donné des indications sur la nature des composés auxquels le fer a donné naissance. Les particules collées sur les aimants permettent bientôt d’identifier deux minéraux particuliers riches en fer et dotés de propriétés magnétiques : la magnétite bien répandue sur Terre et la maghémite, bien plus rare.

Le programme des sondes martiennes Viking en résumer

Viking 1

L’orbiteur

La mise en orbite a lieu le 19 juin 1976.

L’orbiteur va réaliser une cartographie pratiquement complète de la surface de Mars. Pour cela, elle effectua plus de 30 000 images dont la résolution varie entre 300 et 8 mètres par pixel. Il étudiera aussi l’atmosphère martienne (quantité de vapeur d’eau) et dressera une carte des températures de la surface.

L’orbiteur Viking 1 fut désactivé le 7 août 1980, après l’épuisement du gaz utilisé par le système de contrôle d’attitude.

l’atterrisseur

Pour l’atterrisseur Viking 1, l’atterrisseur réussit un atterrissage impeccable sur Chryse Planitia le 20 juillet 1976. Après l’abandon du site d’atterrissage de Ares Vallis. L’atterrisseur réussit un atterrissage impeccable sur Chryse Planitia le 20 juillet 1976. Seul point noir après l’atterrissage, le sismomètre ne fonctionne pas.

L’atterrisseur Viking 1 a photographié pour la première fois la surface martienne.Il a aussi étudié l’atmosphère et des objets astronomiques comme le soleil et les deux lunes martiennes. Au total, les deux atterrisseurs ont renvoyé à la Terre 4587 images. De nombreuses expériences ont été menées à bien. Une étude de la composition minérale du sol martien, de ses propriétés physiques et magnétiques, recherche de matière organique, mesures météorologiques. En tout plus de millions de mesures pour les deux atterrisseurs.

Sans oublier les expériences conçues pour détecter une éventuelle forme de vie, et qui donneront des résultats négatifs ou controversés. Lors de sa rentrée atmosphérique, l’atterrisseur a également étudié les composés des couches supérieures de l’atmosphère martienne.

L’atterrisseur Viking 1 a été baptisé Mutch Memorial Station en mémoire de Tim Mutch. En effet, le chef de l’équipe du système d’imagerie des atterrisseurs est décédé dans un accident de montagne au Népal en 1980. L’engin a terminé sa mission le 11 novembre 1982, après avoir été désactivé involontairement. Durant six mois, les contrôleurs tenteront de rétablir le contact, en vain. La mission Viking s’est officiellement terminée le 21 mai 1983 avec l’arrêt des tentatives de reprise de contact.

Viking 2

L’orbiteur

La mise en orbite a lieu le 7 août 1976.

L’orbiteur va réaliser une cartographie pratiquement complète de la surface de Mars en ramenant plus de 20 000 images dont la résolution varie entre 300 et 8 mètres par pixels. Il étudiera aussi l’atmosphère martienne (quantité de vapeur d’eau). Il dressera une carte des températures de la surface.

Le 25 juillet 1978, l’orbiteur Viking 2 fut le premier à interrompre sa mission, par épuisement des gaz servant au système de contrôle d’attitude. L’atterrisseur réussit un atterrissage impeccable sur Utopia Planitia le 3 septembre 1976 (47,67° N et 225,5° W), à 6460 km de l’atterrisseur de Viking 1.

L’atterrisseur

L’atterrisseur Viking 2 a photographié la surface martienne (ainsi que l’atmosphère et des objets astronomiques comme le soleil et les deux lunes martiennes).

Au total, les deux atterrisseurs ont renvoyé à la Terre 4587 images. De nombreuses expériences ont été menées à bien : étude de la composition minérale du sol martien, de ses propriétés physiques et magnétiques, recherche de matière organique, mesures météorologiques (3 millions pour les deux atterrisseurs).

Lors de sa rentrée atmosphérique, l’atterrisseur a également étudié les composés des couches supérieures de l’atmosphère martienne. Le 12 avril 1980, l’engin est désactivé et sa mission se termine officiellement.

En attendant l’article sur les sondes suivante

Voilà, cet article évoque les missions vers Mars des débuts jusqu’au programme Viking. Cet article est déjà très long, donc pour les autres programmes martiens, un autre article est prévu.

En attendant, vous pouvez si vous ne l’avez pas lu, lire l’article sur la prochaine opposition de la planète Mars accessible ici

https://scienceastro.fr/mars-en-opposition-le-16-octobre-2020/

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